Présentation

Un aperçu historique

Un lieu de passage

Les études sur de nombreux objets, trouvés notamment dans les abris souterrains, permettent d’affirmer une présence humaine continue sur la commune durant le Néolithique, le Chalcolithique et aux différents âges des métaux.
Le bassin de la Cèze peut être considéré comme une très ancienne voie de communication d’Est en Ouest entre le sillon rhodanien et la dépression d’Alès. Les échanges étaient sans doute nombreux et les objets de provenance lointaine abondent, comme ceux en ambre de la Baltique trouvés dans l’une des grottes de la commune et datés de l’âge de bronze. Ce chemin continuait encore à l’époque romaine à croiser sur un gué la voie reliant Nîmes à Alba.

La route des Helviens

A l’époque romaine, l’emplacement a principalement dépendu de la Gaule Narbonnaise et de Nemausus (Nîmes). Le deuxième itinéraire joignant Nîmes à une capitale celte était la route des Helviens par laquelle les Volques étaient reliés à Alba Helviorum (cité d’Alba-la-Romaine de nos jours). Volques et Helviens, très proches sur le plan ethnique, furent soumis en même temps par Domitius, et la voie celte de Nîmes à Alba joua un rôle ininterrompu. Un indice incontestable de son ancienneté est la présence des milliaires qui la jalonnent entre Barjac et Alba et qui la différencient des autres chemins de l’étoile nîmoise.
Toutes ces bornes sont dédiées à Aelius Hadrianus Antoninus Pius, l’empereur Antonin, originaire de Nîmes, qui gouverna Rome de 138 à 161 ap. J.-C. Il fit entreprendre de grands travaux de réfection sur la Domitienne et sur la route des Helviens pour favoriser l’essor économique de sa province natale. L’Abbé Arnaud, qui situe l’aménagement de l’itinéraire de Nîmes à Alba aux environ de 145 ap. J.-C., a donné à ce chemin charretier le nom de voie Antonine en hommage au maître de l’ouvrage.
Le tracé de la voie Antonine, venant de Nîmes et du plateau de Méjannes-le-Clap, porte le nom de « route vieille » à Tharaux. Après le village, il oblique à gauche dans la combe désignée dans les compoix sous le nom de « Val Antique » et surplombe la vallée de la Cèze au quartier appelé autrefois la Régordane. La route des Helviens franchissait la Cèze à la Bégude.

En périphérie des divisions territoriales successives

Après l’effondrement de l’empire romain, l’organisation politique et religieuse de la région a fait dépendre Tharaux à la fin du IVème siècle de la cité d’Uzès, puis à partir de 419 de l’Evêché d’Uzès. De la conquête par les Wisigoths, puis des Sarrasins, de la reconquête par Pépin le Bref, des féodalités naissantes, et des rivalités entre les rois de France et les comtes de Toulouse, et même les rois d’Aragon au temps des Carolingiens et des Capétiens, Tharaux restera toujours en périphérie des divisions territoriales successives, ce qui est sans doute à l’origine de la création d’une place forte destinée à contrôler les passages et les trafic (péage). On y comptait 5 feux en 1384. En 1790, à la veille de la Révolution française Tharaux faisait partie de la viguerie et du diocèse d’Uzès, doyenneté de Saint-Ambroix.

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